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Par cyril / December 4, 2017 / Pas de commentaires

Les jeux vidéo : c’était mieux avant ?

Vous le sentez, le sujet épineux dans lequel le pauvre rédacteur que je suis va s’embourber ? Cela fait pourtant des années que la question me trotte en tête et il est grand temps de poser tout ça à plat et de partager mes réflexions. Pourquoi tant de joueurs passent encore aujourd’hui des heures devant un vieux Final Fantasy, un Super Metroid ou encore un indémodable Doom ?

La question se doit d’être posée puisqu’elle a de quoi intriguer. Ce débat ne s’applique néanmoins pas qu’au jeux vidéo puisque le fameux « c’était mieux avant » touche de nombreux domaines artistiques : la musique, les comics, le cinéma, les séries… La nostalgie serait-elle un écran nous empêchant de reconnaître les bienfaits de l’évolution de nos pratiques ? On se penche sur la question !

L’enfance, la découverte des jeux vidéo… bonjour nostalgie !

Si l’on disait à un jeune adolescent d’aujourd’hui que les jeux de notre époque (disons les années 80/90 qui représentent aujourd’hui le cœur du rétrogaming) étaient tout simplement mieux… comment pourrions-nous le convaincre ?

Quelle mécanique de gameplay de l’époque n’a pas été réutilisée et même grandement améliorée ? Si l’on s’extasiait il y a plus de 20 ans par la liberté qu’offrait un titre comme The Elder Scroll: Daggerfall, il faut avouer que plusieurs jeux d’aujourd’hui ont tout simplement surpassé ce qui pouvait se faire à l’époque : le très récent et génialissime Divinity: Original Sin 2 par exemple.

Côté graphismes, aucun argument ne jouerait en notre faveur non plus. La qualité graphique de certains jeux d’aujourd’hui est époustouflante, à des années lumières de l’époque. Et si l’on peut aisément rétorquer que le pixel art a aussi son charme, c’est un domaine qui a aussi évolué et des titres comme Hyper Light Drifter ne font que confirmer que les avancées technologiques nous permettent de pousser plus loin le design des titres d’aujourd’hui (ce qui n’empêche pas la création de jeux minimalistes).

castlevania vs owlboy

On peut tisser le même parallèle avec la musique, l’ambiance, la jouabilité. Il n’y a aucun élément de l’époque qu’on ne sache pas refaire en mieux aujourd’hui, comme le prouvent très régulièrement les véritables chefs d’œuvre indépendants qui reprennent les codes de nos vieux jeux favoris.

La nostalgie est donc indiscutablement une variable de l’équation. J’ai malgré tout plus tendance à parcourir les plaines pixellisées de Green Hill Zone dans Sonic plutôt que de re-découvrir l’excellent Ori sorti 25 ans plus tard (Coup de vieux, quand tu nous tiens). Voilà la force de la nostalgie, l’appel de l’enfance et le souvenir de ce petit moi du passé qui squattait la Mega Drive de son cousin qui resurgit.

Des joueurs et une industrie qui ont bien changé

Comme exposé dans le paragraphe précédent : les jeux indépendants d’aujourd’hui n’ont rien à envier à nos jeux d’antan. Mais qu’en est-il de l’immense quantité de jeux « mainstream » ? Est-ce la source du débat ?

Beaucoup de joueurs ayant fait leurs armes lors de l’âge d’or des jeux de plateforme ne se reconnaissent plus vraiment dans la prolifération des jeux Triple A d’aujourd’hui. Un énième Fifa, Assassin’s Creed ou Gran Turismo ? Si tous ces jeux ont leurs qualités, il manque à beaucoup de ces grandes séries à gros budget cette petite étincelle de créativité que l’on trouve dans les nouvelles licences plus « underground ».

Si certains gros titres ont pourtant acquis un énorme capital sympathie pour de nombreux joueurs comme Red Dead Redemption ou plus récemment le dernier Zelda, ces quelques perles rares sont noyées au milieu d’un torrent de jeux qui se suivent et se ressemblent. Le dernier Call of Duty est très beau, propose un gameplay agréable… mais ce n’est pour moi que l’énième FPS réchauffé d’un studio qui capitalise sur une saga rentable mais qui ne se renouvèle pas. C’est peut-être cette prolifération de jeux « commerciaux » qui nous fait regretter le bon vieux temps… pourtant, de bon jeux sortent encore et même si on les oublie souvent, les jeux rétro oubliables car sans saveurs ont aussi existé. Nous les avons simplement oubliés au profit des chefs d’œuvres qui ont marqué leur époque.

Les meilleurs jeux d’aujourd’hui seront les « c’était mieux avant » de demain

Si beaucoup de joueurs nés avant les années 2000 sentent aujourd’hui cette nostalgie pour les vieilles consoles et les jeux rétro aux pixels apparents et aux musiques 8Bits, la génération suivante connaitra sans doute cela aussi.

Et quel meilleur exemple que soi-même ? Je n’ai pas grandi à l’époque des premiers Mario Bros, je n’ai connu que très tard la « vague retro » qui a su attraper ma curiosité. Ma nostalgie à moi me ramène vers certains titres emblématiques consoles que certains ne considéreraient pas comme retro : Na N64 et la PS1. Si les trentenaires d’aujourd’hui ne jurent que par le Castlevania de leur enfance, c’est plutôt un Rayman ou un Conker’s Bad Fur Day qui sont capables de me scotcher devant mon écran pour recommencer une énième fois un jeu que je connais par cœur.

L’histoire se répète et dans quelques années, alors que nous jouerons peut-être tous équipés d’un casque VR ou que le tactile aura largement dépassé nos manettes, les jeunes d’aujourd’hui ressortiront leurs PS4, Xbox One ou autre Nintendo Switch poussiéreuses pour jouer aux jeux de leur enfance en prenant soin de blâmer la nouveauté.

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